Avertissement

Ce blog a pour but d'échanger les informations entre les différentes organisations CGT de la Haute-Garonne dans le domaine de l'emploi et du chômage. Il ne reflète pas l'intégralité des positions de ces organisations, notamment dans leurs autres domaines d'intervention. Il ne constitue pas l'expression de l'Union Départementale de la Haute-Garonne dans le domaine de l'emploi et du chômage.

Vendredi 27 mars 2009 5 27 /03 /Mars /2009 10:07


Décidément nous ne pouvons pas être

vos « collaborateurs »


Comment résister à la délation organisée ?

Réponse : En appliquant le code du travail



La direction régionale de Midi-Pyrénées par le biais d’une note, demande aux agents de contrôler l’authenticité des papiers  des  demandeurs d’emploi.

Se servir des agents de pole emploi pour effectuer de façon massive des contrôles d’identité est un véritable scandale républicain. C’est une atteinte grave aux libertés individuelles, aux principes républicains d’égalité de traitement au droit à une vie privé et même à la devise de notre république.

Nous ne participerons pas à une politique de racolage malsaine, comme si contrôler l’authenticité des papiers allait régler le problème de l’immigration et de l’emploi.


 Vu la difficulté de nos missions, imposer pour le public et nous même une obligation de suspicion ne permettra pas de donner confiance, et de travailler ensemble avec les usagers pour leur retour à l’emploi.


La note mise en ligne la semaine dernière est infamante, cynique, lâche et hypocrite. Quant à la manière dont le déploiement s’est effectué dans le réseau, elle a été particulièrement violente : Une annonce en réunion d’équipe le vendredi pour une application le lundi matin.

Ecrire, comme cela, sans vergogne de réaliser le contrôle à l’insu du demandeur nous choquent profondément. Quant à organiser la transmission de dossier de demandeur quel qu’il soit vers la préfecture c’est une atteinte à l’indépendance de pôle emploi et aux libertés de nos usagers.


Mais pour qui nous prenez vous ?


Conformément au code du travail, le conseiller s’assure que l’individu qui s’inscrit puisse prouver son identité par des documents. Le cas des titres de séjours demande seulement une vérification de la validité c'est-à-dire de la péremption, et de la mention autoriser à travailler. Notre obligation légale s’arrête là. Nous n’avons qu’une mission de vérification de validité et non pas une mission de contrôle d’authenticité (savoir si le papier est vrai ou faux).


Nous n’avons aucune obligation légale pour réaliser un contrôle d’authenticité. L’article r5411-4 prévoit seulement que le nouvel inscrit prouve son identité mais rien ne demande un contrôle, les papiers suffisent :


Article R-5411-3 : « Pour demander son inscription, le travailleur recherchant un emploi, justifie de son identité et déclare sa domiciliation »


 Quant aux papiers de types carte de séjour et permis de travail, l’article L-5411-4 qui détermine nos rapports avec ces documents, n’exige qu’une simple vérification de validité sur les dates et les autorisations de travail :

 

Article L-5411-4 : « Lors de l’inscription d’une personne étrangère sur la liste des demandeurs d’emplois, le pole emploi vérifie la validité de ces titres de séjour et de travail »


Refuser ce contrôle n’est donc pas une faute professionnelle.


Nous ordonner de le faire n’est pas juridiquement possible.


Toulouse, le 9 mars 2009
Par CGT ANPE - Pôle Emploi - Publié dans : service public de l'emploi
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Jeudi 26 mars 2009 4 26 /03 /Mars /2009 10:07
COMMUNIQUE DE PRESSE CGT ANPE/SNU/SOLIDAIRES SUD EMPLOI.
POLE EMPLOI MIDI-PYRENEES

QUAND POLE EMPLOI
DEVIENT LE SERVICE DE CONTROLE DE LA PREFECTURE 

Par une note interne du 25 février  2009, la Direction régionale de Pole Emploi Midi-Pyrénées fixe de nouvelles modalités d’inscription des demandeurs d’emploi non indemnisables.

Il est dorénavant demandé aux agents de Pole Emploi de vérifier l’authenticité des pièces d’identité des demandeurs d’emploi.

La loi précise que lors de l’entretien d’inscription, nous devons vérifier la recevabilité des pièces d’identité mais EN AUCUN CAS LEUR AUTHENTICITE ET DE SURCROIT A LEUR INSU.


Extrait de la note :

Lors du PPAE, l’agent qui reçoit le demandeur fait une photocopie de la pièce recevable présentée et en vérifie l’authenticité à l’aide de la lampe UV.

Cette vérification s’effectue en dehors de la présence du demandeur, l’agent devra donc se diriger vers un photocopieur situé en retrait à proximité de la lampe UV.

Après clôture normale du PPAE le traitement des doutes est géré par la filière indemnisation sur la base de la fiche de transmission adressée par le responsable. »


Il est clair pour nous , que ce contrôle vise en priorité les demandeurs d’emploi étrangers et que notre direction régionale transmettra les dossiers « douteux » à d’autres services : police ? Préfecture ?


NOUS APPELONS TOUS LES CONSEILLERS DE POLE EMPLOI A REFUSER :

  • D’ETRE TRANSFORMES EN AUXILIAIRES DE POLICE
  • DE PIEGER LES DEMANDEURS D’EMPLOI EN COPIANT ET EN TRANSMETTANT A LEUR INSU LEURS PAPIERS
  • D’APPLIQUER CES DISPOSITIONS QUI N’ENTRENT PAS DANS LE CADRE DE LEURS MISSIONS D’AIDE ET DE CONSEIL.

De plus , il faut  signaler que ces nouvelles instructions sont mises en œuvre afin de réaliser des économies de temps et de gérer la pénurie de moyens au sein de Pole –Emploi due à la crise et à la montée du chômage. La direction a décidé unilatéralement que 20% des demandeurs d’emploi n’auront plus d’entretien physique pour l’étude de leur droit à l’indemnisation chômage.

Par un simple questionnement téléphonique, il sera déterminé si l’usager a des droits potentiels ou non aux allocations chômage . Au vu de la précarité grandissante imposée aux salariés ( intérim, CDD, temps partiel etc.) et de la complexité de l’études des dossiers d’indemnisation, il est clair qu’avec cette nouvelle directive, une partie des demandeurs d’emploi risque d’être ainsi privée d’allocations alors que leur situation aurait permis une ouverture de droit.

Nous refusons que des demandeurs d’emploi soient privés de revenus par manque de moyens donné à Pole Emploi et exigeons que tout nouvel inscrit puisse bénéficier d’une réelle étude de ses droits.

Et pour cela des renforts massifs en personnels correctement formés doivent être attribués à Pôle Emploi.

Par intersyndicale Pôle Emploi Midi-Pyrénées - Publié dans : service public de l'emploi
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Mercredi 24 décembre 2008 3 24 /12 /Déc /2008 14:14

Toulouse, 19 décembre 2008


Lettre de la CGT ANPE Midi-Pyrénées
à tous les agents ANPE de la région


Monsieur Dubrunfaut (futur directeur régional pôle emploi Midi-Pyrénées), hier, a cru bon de s'adresser directement aux agents, pour se satisfaire de la tenue du conseil d'administration qui prononcera la mort de l'ANPE.

Nous sommes morts sans débat, sans trompettes, sans même une célébration. Le nouveau monde qui s'annonce sur le Service Public de l'Emploi doit être si beau qu'il refuse toute l'Histoire qui l'a précédé. Le mépris aura même été jusqu'à refuser toute fin publique et solennelle de l'ANPE et des ASSEDIC.

Un tel esprit quasi dictatorial augure mal de l'esprit de ce nouvel organisme qui devra nous mener vers la privatisation complète des systèmes d'allocation chômage et, bien entendu, vers la fin même du concept de Service Public de l'Emploi, le concept nouveau et éternel de service commercial aux entreprises devant être consacré.

Aujourd'hui, sans fantasme aucun croyez-nous, c'est de la République qu'on abat ; c'est de l'esprit de nos résistants que nous abandonnons ; pire, c'est une vision qui a tenté d'être juste avec l'humanité qui succombe devant l'argent roi, devant l'intérêt supérieur qui doit présider à toute activité humaine : la juste et imprescriptible rémunération de l'actionnariat boursier. Car c'est lui, bien sûr, qui au bout du projet se prépare, sur la violence du monde du travail, de copieux bénéfices.

L'histoire aura été ironique jusqu'au bout avec l'ANPE, car nous disparaissons pour une idéologie qui, sous nos yeux, s'effondre sur les places boursières de la planète, et dans les sociétés où un tel système a fini de briser des millions de chômeurs.

Au moment même où l'histoire apporte la preuve de notre meilleure efficacité sociale, les politiques qui ont échoués depuis 30 ans dans l'ensemble des pays occidentaux nous portent un coup d'une extrême gravité. Pour quelques intérêts privés, ce gouvernement sera responsable d'une erreur historique majeure.  

Cela ne nous consolera pas.

Aujourd'hui, personne n'a le droit de nous interdire de parler, car aujourd'hui nous sommes tristes.

Tristes parce que l'ANPE disparaît sans même avoir le droit de revendiquer une émotion.

Tristes parce qu'on nous doit des excuses pour nous avoir volé un débat, pour ne pas reconnaître que, pendant des années on a assumé, dans l'hypocrisie générale, le drame du chômage.

Nous, conseillers ANPE, sommes propriétaires de cette histoire et de cette vérité. Nous savons la façon dont la société française a sombré et nous seuls avons accepté, de par nos missions, de lutter contre les drames du chômage de masse.

Mais nous sommes fiers. Fiers parce que nous avons tout accepté et tout combattu : la montée du chômage de masse dans les années 80, les pares, les pap's, les Smp...

Nous sommes toujours restés vent debout, supportant les hypocrisies de nos dirigeants, prenant de façon injuste les critiques d'une population à qui il fallait bien désigner un bouc émissaire.

Cela ne vous rendra qu'un peu plus débiteur de ce que nous avons accompli, parce que pour ce qui nous concerne, Pôle Emploi sera aussi l'heure des comptes... pour tout le monde.

C'est à vous de prouver, messieurs de Pôle Emploi, ce que vous valez.

C'est à vous de venir apprendre de la façon dont on travaille dans l'emploi.

C'est à vous d'être humbles devant l'effort que nous, salariés de l'ANPE, avons consenti pendant tant d'années.

Et vous voulez nous expliquer l'emploi?

Et vous voulez nous expliquer la précarité et l'insertion?

Vous risquez de nous faire sourire avec vos leçons et espérez que cela ne nous énerve pas.

Je vous rappelle que votre raison d'exister est le "constat" purement idéologique que le chômage serait du à une inefficacité des Services Publics de l'Emploi et à un niveau trop élevé des prestations sociales ce qui fausserait le libre marché... Nous constatons avec vous le résultat ce jour du libre marché...

Sur tous nos efforts, sur tout ce que nous avons du accepter, vous avez craché sans vergogne nous désignant de surcroît comme responsables. Vous oubliez que l'emploi c'est nous... Comment nous paierez-vous cette insulte ? Avec quelle monnaie... ?                                  

Nous refusons désormais vos monnaies de singe.         

Pour notre part nous avons fini de baisser la tête, messieurs des instances provisoires et consorts.

Pour notre part, il faudra parler entre adultes. Notre coupe reste pleine. Nous avons fait avec des handicaps hallucinants les politiques publiques de l'emploi, au prix de sacrifices personnels physiques et moraux très lourds.

Nous ne supportons plus l'humiliation finale.

Nous sommes employés du Service Public de l'Emploi.                                                     

Nous ne sommes collaborateurs de rien.

L'inculture des nouveaux pouvoirs refuse même de voir, préférant succomber à des dérives managériales, le malaise qu'il provoque par le terme de "collaborateur".

Eux n'y voient qu'un fantasme attaché à une période de l'histoire. Mais oui, messieurs, cela nous choque .

Au titre de nos histoires familiales, ce mot reste encore trop chargé de sens.

Nos grand-pères sont enterrés de frais pour beaucoup et pour d'autres, ne vous en déplaise, ils sont encore bien vivants.

Cela nous choque parce que notre statut public a été inventé pour éviter des "Vichy" modernes et la politique collaborationniste.

Nous refusons à titre symbolique que vous nous mêliez par le mot de collaborateur aux philosophies que vous mettez en place.

Ce mot n'a, de plus, aucune existence juridique ni dans le Code du travail, ni dans les textes qui nous sont applicables.

Collaborateur au sens du Petit Larousse signifie "travailler en commun à une œuvre commune". Si nous acceptons d'être employés et d'appliquer ce à quoi nous oblige notre contrat de travail, nous vous interdisons, et là, dans un sens très actuel, de spéculer sur nos acceptations personnelles en termes moral, politique et philosophique à ce que vous mettez en place.

Nous sommes tenus envers Pôle Emploi, messieurs, par un cadre légal et non par une confrérie idéologique. Et notre liberté de pensée ainsi que le plus basique esprit républicain ne vous autorisent pas à nous inclure aux choix politiques de Pôle Emploi.

Nous vous demandons donc de cesser de présupposer une sympathie idéologique au système mis en place par le terme de collaborateur.

Nous ne collaborerons pas à votre œuvre et à celle de vos amis.

Nous respectons simplement le texte de notre contrat de travail en mettant en place des choix politiques que, ne vous en déplaise,  beaucoup ne partagent pas et combattent en dehors de leur travail.

Nous ne partageons pas cette œuvre, nous la subissons.

Nous sommes vos exécutants, pas votre caution morale.

Voilà, nous ne laisserons pas partir l'ANPE sans un cri, parce que nous aimons l'agence, parce qu'elle nous a nourris et édifiés,  parce qu'elle a, quoi qu'on en dise, assumé ses responsabilités dans le respect des demandeurs d'emploi et des entreprises.

Et il est de notre choix, malgré vous, de faire subsister son esprit, son courage, ses compétences au sein même de Pôle Emploi, et nous sommes sûrs que nous resterons cette communauté unie à jamais d'avoir participé, ensemble, à une aventure commune bien plus grande que celle que vous nous proposez : celle d'avoir bâti le premier Service Public de l'Emploi de l'histoire de France en obéissant aux principes de la République dans le respect strict du citoyen.

Souffrez de ne pouvoir jamais atteindre ce cercle qui vous restera fermé à jamais.

Maintenant que vienne le temps de notre juste et légitime colère... parce que le combat essentiel, celui de la société que nous avons le droit de choisir pour nos enfants est très loin d'être terminé.

ADIEU L'AGENCE et merci.

La CGT ANPE Midi-Pyrénées


Par CGT ANPE Midi-Pyrénées - Publié dans : service public de l'emploi
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Mardi 13 novembre 2007 2 13 /11 /Nov /2007 10:40
Le projet gouvernemental réorganisant le service public de l’emploi ne répond pas aux attentes des salariés et des demandeurs d’emploi. En revanche, il s’inscrit dans les orientations du MEDEF de restructuration du droit social pour les salariés et de coercition pour les demandeurs d’emploi.

Le projet gouvernemental réorganisant le service public de l’emploi ne répond pas aux attentes des salariés et des demandeurs d’emploi. En revanche, il s’inscrit dans les orientations du MEDEF de restructuration du droit social pour les salariés et de coercition pour les demandeurs d’emploi.

Alors que l’explosion de la précarité des emplois appelle de renforcer des missions d’accueil, d’orientation, d’accompagnement et de formation pour tous les salariés, le projet se limite à une fusion de certains services de l’ANPE et de l’UNEDIC et à un recentrage des missions de l’UNEDIC. De plus, l’AFPA est même écartée du premier cercle des réseaux spécialisés à l’échelle nationale, alors qu’elle y figurait dans la loi de cohésion sociale de 2005. 

En l’état, le projet met en place deux nouvelles structures nationales. La première baptisée « Conseil National de l’emploi et du marché du Travail » présidée par le Ministre du Travail devra veiller à la cohérence et la mise en œuvre des politiques décidées par l’Etat. Quant à l’Unedic, son rôle est réduit à celui de fixer les taux de cotisations chômage des employeurs et des salariés et les conditions d’indemnisation des privés d’emploi ; il y a fort à parier que le MEDEF va se saisir de cette opportunité pour tenter de réduire de nouveau les droits des privés d’emplois et sa contribution financière à l’assurance chômage.

Les instances décisionnelles de chacune des structures minorent la place des organisations syndicales de salariés au profit de « personnalités qualifiées » et d’opérateurs privés agissant sur le champ du placement des privés d’emploi.

Enfin, le Gouvernement exclue par principe un statut public pour les personnels; une convention collective spécifique sera élaborée.

C’est une toute autre conception et organisation qu’a fait prévaloir la CGT lors de sa rencontre avec Mme la Ministre jeudi 8 novembre.

Pour la CGT, il y a urgence à construire un service public de l’emploi ouvert à tous les salariés et plus particulièrement à celles et ceux qui vivent un licenciement, la précarité et l’exclusion sociale.

Ses missions et son organisation doivent répondre à la diversité des besoins de ces salariés inscrits dans un parcours d’insertion, d’accès ou de retour à un emploi stable.

A ce titre, les missions du service public de l’emploi préconisées par la CGT recouvrent celles de l’accueil, de l’orientation, de la formation, de l’insertion avec tout.

Le statut des salariés appelle une large négociation couvrant toutes celles et tous ceux qui pourraient à terme intégrer ce nouveau service de l’emploi, notamment l’AFPA.

Le projet de loi va être adressé prochainement aux organisations syndicales.

En l’état, ces dispositions ne sont pas acceptables.

La CGT prendra toutes les initiatives pour faire prévaloir les intérêts convergents des salariés et des personnels des institutions visées par cette restructuration.

Par Confédération Générale du Travail - Publié dans : service public de l'emploi
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Lundi 30 juillet 2007 1 30 /07 /Juil /2007 14:10
Les guichets uniques ANPE-ASSEDIC sont mis en place à marche forcée.

Dans la logique d’un rapprochement quasi fusionnel de l’ANPE et des ASSEDIC, et au nom d’un prétendu «intérêt des chômeurs», les Directions de l’ANPE et de l’UNEDIC poussent fortement à la multiplication du nombre de « Guichets Uniques ».

Le « guichet unique » qui pourrait apparaître comme une disposition allant dans l’intérêt des privés d’emploi pour simplifier les démarches administratives est en fait une escroquerie constituant une véritable machine de guerre :
  • contre les chômeurs qui risquent rapidement d’en faire les frais, mais aussi les personnels de l’ANPE et des ASSEDIC qui vont subir de plein fouet une dégradation de leurs conditions de travail.
  • contre le service public de l’emploi et contre l’assurance chômage.
À l'origine, la politique des gouvernements successifs, en application de la stratégie de l'emploi de l'Union Européenne.

Dans la droite ligne de la loi Borloo dite de « cohésion sociale », qui de fait met en place la «coercition sociale», la convention tripartite (État - ANPE - UNEDIC), la convention ANPE-UNEDIC, et le 4ème contrat de progrès organisent le rapprochement opérationnel entre l’ANPE et les ASSEDIC : Échanges de personnel et mise en commun de normes en matière d’horaires au mépris des statuts des agents des deux organismes, de locaux et d’informatique, de « bonnes pratiques » et de formations communes.

Les orientations politiques du Medef et du gouvernement mènent à la casse du service public et à la privatisation !

Sur fond de débats au sujet d’une éventuelle fusion entre l’ANPE et l’UNEDIC, une chose est certaine : tout est fait pour que les orientations politiques menant à la casse du service public, ainsi qu’à la soumission des agents de l’ANPE, des salariés des ASSEDIC et des chômeurs à des mesures portant atteinte à leurs droits et à leurs intérêts, soient mises en œuvre.

Et pour mieux enfoncer le clou d’un rapprochement effectif, il est ajouté que l’offre de service entre ANPE et ASSEDIC serait « inévitablement » amenée à se développer, afin d’être plus « intégrée » et plus « large ».
Il s'agit en fait pour les Directions, en application de la feuille de route gouvernementale et patronale de développer, dans le cadre des guichets uniques, les services internet, la sous-traitance et  l'orientation vers des officines privées de placement de la main d'œuvre, rémunérant leurs actionnaires avec les cotisations des salariés. Alors que ces milliards devraient servir à améliorer l’indemnisation des chômeurs !

Tout démontre que cette « mise en cohérence » de l’ANPE et des ASSEDIC est un mauvais coup porté aux chômeurs.
  • L’accès aux guichets uniques se fait uniquement sur convocation, et non plus au libre choix des demandeurs d’emploi qui sont invariablement renvoyés sur les bornes, les services téléphoniques, l’internet, etc.… en coupant tout lien humain avec l’usager.
  • L’inscription des chômeurs par l’ASSEDIC, le poids des outils informatiques communs formatent le travail des personnels  et les poussent à orienter les chômeurs vers des emplois répondant uniquement aux besoins immédiats du patronal local ( emplois précaires, sous-qualifiés, mal payés, …), sous peine de radiations-sanctions.
  • Le réseau de l’ASSEDIC est beaucoup moins dense que celui de l’ANPE ; il est facile à comprendre que la création de guichets uniques ne peut aller que dans le sens d’une réduction des moyens humains et matériels disponibles pour les chômeurs.
  • Le guichet unique a pour but de « TRIER » immédiatement dès l’inscription les demandeurs d’emploi pour les orienter le plus rapidement possible vers les parcours imposés pour les besoins du MEDEF. Et dans un souci affiché de réduction des coûts, privilégier dans le reclassement le chômeur indemnisé par rapport à celui qui ne l’est pas. Ce qui fausse complètement l’égalité de traitement du demandeur d’emploi sur sa situation en matière de recherche d’emploi.
  • La mise en concurrence de l’ANPE avec des cabinets privés de placement fait du chômeur une source de rentabilité financière.
Le rapprochement ANPE ASSEDIC, avec les textes renforçant les mesures de contrôle et de sanctions envers les chômeurs, est en fait un outil redoutable de normalisation et de coercition sociale pour l’ensemble du monde du travail : privés d’emploi, salarié du public ou du privé.

Pour ces raisons, nos trois organisations de la CGT (ANPE, ASSEDIC, COMITE DE CHÔMEURS) appellent à combattre la mise en œuvre des « guichets uniques ».

Mobilisons nous pour revendiquer que les « guichets uniques » soient abandonnés. Ce n ‘est pas parce que tous les « opérateurs » en lien avec le retour à l’emploi seraient regroupés dans une seule « grande surface » du chômage que nous serions de fait dans une garantie améliorée du sort des salariés en situation de privation d’emploi.

Le problème ne se pose pas en termes de « géographie » avec ANPE et Assedic dans le même bâtiment mais la nécessaire séparation des missions de chacun des acteurs
 
La CGT Assurance chômage - ANPE - Privés d'emploi revendique
  • Que le service public de l’emploi et le régime d’assurance chômage répondent véritablement aux attentes des chômeurs : aucune contrainte pour qu’ils acceptent tout et n’importe quoi, libre accès aux services fournis par des personnels qualifiés ;
  • Que soient réaffirmées et améliorées les missions fondamentales du service public de l’emploi – inscription, orientation et placement des privés d’emploi - et l’indemnisation des chômeurs ;
  • Qu’il soit mis fin à la mobilité forcée pour les chômeurs, les agents de l’ANPE, les salariés des ASSEDIC qu’impliquent la création des « guichets uniques » et le rapprochement/fusion de l’ANPE et de l’UNEDIC.

COMBATTRE LA MOBILITE FORCEE, C’EST COMBATTRE LE RAPPROCHEMENT ANPE – UNEDIC

La CGT appelle l’ensemble des personnels à s’unir sur cette base pour organiser la riposte nécessaire.

Par section CGT DRTEFP MidiPy - Publié dans : service public de l'emploi
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Mardi 29 mai 2007 2 29 /05 /Mai /2007 14:32
De par votre activité professionnelle, militante ou associative, vous êtes confrontés à des personnes qui n’ont plus l’électricité pour cause de pauvreté. L’ouverture, le 1er juillet, du marché de l’énergie des particuliers, à la concurrence, va très certainement aggraver encore la situation !
Nous vous proposons d’agir contre cette situation : Vous avez déjà été contactés dans le cadre de notre démarche contre les coupures d’énergie. Nous vous proposons aujourd’hui de constituer, à Toulouse, une association « stop aux coupures », afin d’être plus efficaces dans les interventions pour remettre le courant, avoir une meilleur suivi des dossiers et faire avancer la revendication générale du droit à l’électricité.

Pour agir contre les coupures
Pour gagner le droit à l’énergie
La réunion de constitution aura lieu le mercredi 30 mai, à 9H,
à la bourse du travail, salle n°3
19 place St Sernin
En présence d’un responsable national de l’association « stop aux coupures »

La présence la plus large d’acteurs concernés est nécessaire.

En souhaitant vous rencontrer à cette occasion, recevez nos plus sincères salutations fraternelles.

Pour de plus amples informations, n’hésitez pas à contacter le comité privés d’emploi CGT, au 05 61 44 34 71,
ou encore Laurent (06 71 31 14 87) ou Jean Marc (06 75 75 92 78)


Numéro à appeler en cas de coupure : 06 67 47 00 35

L'association " Droit à l'Energie - Stop aux Coupures! " agit pour que, sur le territoire français, soient interdites les coupures d'énergie, eau, gaz et électricité visant les familles en difficulté pour des raisons économiques, sociales ou de santé.
Siège social : 31, rue Jean-Paul Sartre – 33320 EYSINES ' : 06.62.63.06.18 – 06.75.10.01.10
- e.mail : stopauxcoupures@free.fr site http://stopauxcoupures.free.fr/
Par UL CGT Mirail - Publié dans : solidarité chômage
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Jeudi 26 avril 2007 4 26 /04 /Avr /2007 11:34
grève du 26 avril
communiqué de presse des personnels de la DARES
(Direction de l’animation de la recherche, des études
et des statistiques du Ministère de l’Emploi)


Les syndicats du ministère de l’emploi et le personnel de la DARES réunis en Assemblée Générale appellent à une journée de grève et de mobilisation le jeudi 26 avril

pour s’opposer à la publication, programmée le lendemain,
  • d’estimations non fiables
  • du « nombre de chômeurs au sens du BIT » et
  • du « taux de chômage » (pour le mois de mars 2007)
Le personnel en grève, ainsi que les autres agents (ministère de l’emploi, INSEE, ANPE) sont appelés à se rassembler jeudi à 12 heures sur le parvis du ministère de l’emploi (site Mirabeau, M° Javel)

Vendredi prochain, le directeur de la DARES va continuer de légitimer une estimation mensuelle du taux de chômage, qui ne trompe plus que ceux qui le veulent bien !
Au cœur de la controverse sur les chiffres du chômage, la direction de la DARES persiste à faire la sourde oreille, malgré les appels forts adressés par le personnel.
Et pourtant, depuis plusieurs semaines, ces chiffres sont largement contestés. Jeudi 19 avril, de façon inédite, un rassemblement sur le parvis du ministère a réuni plus d’une centaine d’agents, non seulement de la DARES, mais aussi de l’INSEE, de l’ANPE, de la DREES et d’autres services statistiques. Notre demande est restée la même : cesser de publier une estimation dont chacun sait qu’elle enjolive abusivement la situation !
La crédibilité de la DARES et plus largement du système statistique public est en jeu. C’est donc avec la même exigence, en défense de sa déontologie professionnelle et des principes d’indépendance et de neutralité de la statistique, que le personnel de la DARES fera grève jeudi 26 avril, pour s’opposer à la présentation, le jour même, du chiffre du chômage de mars à la presse par le ministre de l’emploi, qui précédera la publication officielle prévue le vendredi 27 avril.
Par section CGT DRTEFP MidiPy - Publié dans : chiffres et statistiques
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Jeudi 26 avril 2007 4 26 /04 /Avr /2007 10:50
CGT UNAS (union nationale des affaires sociales) L’UNAS CGT apporte son SOUTIEN à la GRÈVE des collègues de la DARES (Direction de l’animation de la recherche, des études et des statistiques du Ministère de l’Emploi) ce jeudi 26 AVRIL 2007
L’UNAS CGT ne saurait rester neutre ni muette dans le débat sur les statistiques du chômage.
1) évidemment, les chiffres assénés sont mensongers, au moins par omission. Ce n’est plus à démontrer, ils laissent de côté chaque mois de nombreuses catégories de privés d’emploi et de personnes contraintes à des petits boulots. La CGT chiffre à quelque 5,5 millions le nombre de chômeurs et de salariés sous précarité imposée.
2) Les statistiques sont aussi confisquées par des objectifs politiciens, et servent à démontrer contre toute vraisemblance que le chômage et le sous-emploi baissent. Le gouvernement se doit d’afficher un tel bilan, après avoir mis en place, par la loi Borloo de coercition sociale, l’ensemble des mécanismes pour à la fois :
  • contraindre les chômeurs à prendre des emplois dont le statut et les conditions de travail et de salaires sont dégradés, afin de servir les besoins immédiats du patronat en particulier au niveau local,
  • imposer des procédures de contrôle sous couvert de « suivi personnalisé »,
  • pousser hors des statistiques les chômeurs qui ne retrouvent pas de travail, notamment ceux qui ne sont pas indemnisés.
L’UNAS CGT combat cette mécanique, tout comme la CGT Assurance chômage et le comité national CGT des privés d’emploi.
3) L’UNAS CGT affirme la nécessité absolue de l’existence et de l’indépendance de la statistique publique, ainsi que des agents qui la produisent.
Leurs missions doivent être garanties, le statut d’agent public doit être défendu et amélioré dans ce but.
Les considérants, méthodes et objectifs de la statistique publique doivent faire l’objet d’un vaste débat, où le monde du travail, par l’intermédiaire de ses organisations syndicales interprofessionnelles, doit tenir toute sa place.

Voilà pourquoi l’UNAS CGT soutient la grève du 26 avril, et prendra toute sa place dans ce combat et pour son élargissement !
Le 26/04/2007
Par section CGT DRTEFP MidiPy - Publié dans : chiffres et statistiques
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Vendredi 10 novembre 2006 5 10 /11 /Nov /2006 15:03
MAISONS DE L’EMPLOI : un nouveau pas dans le démantèlement du service public de l’Etat !

La loi Borloo dite de cohésion sociale a été promulguée le 18 janvier 2005. L’une de ses mesures phares - largement reprise dans la presse - prévoit la mise en place de Maisons de l’emploi. Il était initialement prévu que 300 seraient installées en 2006 ; l’objectif est d’une maison de l’emploi par région à la fin de cette année.
Les maisons de l’emploi matérialisent une orientation forte du gouvernement, qui est dénoncée par l’UNAS CGT.

Revenons sur quelques considérants des dispositions de la loi Borloo :
1) Outre les Directions du Travail, de l’Emploi et de la Formation Professionnelle et l’ANPE, le cœur du Service Public de l’Emploi inclut désormais l’UNEDIC et les ASSEDIC, organismes qui ne sont pas sous la tutelle de l’État mais sous celle des « partenaires sociaux », et où, à l’heure actuelle, le MEDEF et de ses alliés ; dans la logique gouvernementale, l’UNEDIC et les ASSEDIC s’occupent de moins en moins des droits à l’indemnisation et à l’information des chômeurs, et de plus en plus de « profilage », de pressions à leur encontre, de suivi dans un objectif de diminuer les durées d’indemnisation – quant à leur montants : la convention d’assurance chômage s’est déjà employée à les faire baisser !
Dans cette construction, tout le monde y perd : les logiques marchandes et coercitives du privé imprègnent le service public, et les administrations, établissements et organismes voient leurs missions fondamentales dériver, être réorientées, marginalisées, dévoyées, ce que nos organisations CGT dénoncent.

2) Le Service Public de l’Emploi n’a plus grand-chose de public, car le 2e cercle comprend l'ensemble des acteurs sur le marché de l’emploi : comprenez les organisations patronales et professionnelles diverses, dont, en bonne place, les nouveaux « professionnels des métiers de l’emploi » comme se dénomment maintenant les sociétés d’intérim.
Nous n’exagérons pas :
  • l’UNEDIC, avec la complicité active des directions générales et régionales concernées de l’ANPE, a lancé des « expérimentations » visant à confier, moyennant des sommes très conséquentes, des accompagnements vers l’emploi de chômeurs (triés sur le volet) à des sociétés privées, dont les sociétés d’intérim, avec un objectif avoué de diminuer les versements d’allocations chômage ;
  • de leur côté, les maisons de l’emploi ont explicitement comme objet de fédérer les actions publiques et privées en faveur de l’emploi,
  • la commission nationale des maisons de l’emploi comprend ès qualités des représentants des chambres de commerce et d’industrie et des chambres des métiers qui, dès le 21 juin 2005, « soulignaient l’intérêt d’associer largement les partenaires économiques … pour favoriser la prise en compte de l’emploi marchand »…
3) La Maison de l’Emploi est le symbole du prétendu « Service Public de l’Emploi local » dont la compétence géographique est calée sur un ou plusieurs bassins d’emploi et qui entend impliquer pleinement les collectivités locales, le président de la maison de l’emploi étant le plus souvent Maire de sa commune ou Président de la communauté de communes.
Il s’agit de l’adaptation du Service Public et des (maigres) garanties nationales à des stratégies politiciennes locales, au mépris de l’égalité de traitement des chômeurs.
Cela se combine le plus souvent avec les stratégies patronales d’emploi : tout le monde connaît l’insistance mise à tous les niveaux, sur la priorité à donner sur les métiers en tension, c’est-à-dire des emplois ou des branches aux salaires faibles et aux conditions de travail pénibles (intempéries, flexibilité des horaires, précarité etc.). De plus, en fonction des enquêtes de besoins de main d’œuvre, les ASSEDIC interviendront financièrement sur les formations, en axant sur l’adaptation à court terme ; leurs aides délaissent le plus souvent les formations qualifiantes, qui seules offrent aux chômeurs la possibilité de sortir définitivement de leur situation de chômage.

4) Les maisons de l’emploi (de même que le rapprochement ANPE UNEDIC prôné par la convention tripartite Etat-ANPE-UNEDIC) sont justifiées par un argument particulièrement démagogique : le prétendu guichet unique. Le gouvernement, les hautes hiérarchies, les Directions, les confédérations syndicales qui, sauf la CGT, ont approuvé la convention, n’ont rencontré aucun problème à :
  • fermer des petites Agences Locales de proximité,
  • arrêter des permanences d’agents ANPE en mairie,
  • renvoyer, après l’inscription, le chômeur qui réside en agglomération urbaine vers une autre Agence Locale que celle de sa commune ou de son arrondissement, car il relève d’une branche gérée par une équipe professionnelle d’une Agence plus éloignée.
Pas de réticence, non plus, à mettre en place le Suivi Mensuel Personnalisé, qui se double explicitement de la volonté de réduire (voire d’anéantir) la réception et l’accueil du demandeur d’emploi à son initiative, aussi souvent qu’il le souhaite ; tout est axé sur les convocations, il faut qu’il soit aux ordres, qu’il réponde aux injonctions de chaque service, de chaque antenne ASSEDIC.
A défaut, tombent les sanctions et radiations ; à défaut, une frange significative de chômeurs, surtout non indemnisés, tend à arrêter d'être inscrits : c'est ainsi que le chiffre officiel du chômage peut baisser, alors que l'emploi stagne, surtout si on met à part les contrats aidés !

5) Symbole du Service public de l'emploi sauce Villepin-Borloo-MEDEF, le Dossier Unique du Demandeur d'Emploi se met en place : véritable colonne vertébrale de la politique de l'emploi, locomotive du « rapprochement ANPE-UNEDIC », ce DUDE qui à terme doit mettre en fiche 10 millions de personnes – vise à intégrer toutes les informations concernant les 4,3 millions de chômeurs (toutes catégories confondues) sur leur vie professionnelle y compris en dehors des périodes de chômage. Le DUDE est mis à jour en temps réel, et a minima quotidiennement pour certains actes, par tous les services et institutions du SPE et tous ceux qui y participent !
Ce sera donc l'instrument quotidien utilisé par de multiples acteurs en maison de l'emploi.
Partager les informations, quoi de plus légitime ?….
Ce serait oublier :
  • l'accès aux fichiers sociaux et fiscaux par tous les personnels du dit SPE (fonctionnaires de la DDTEFP, agents ANPE, personnels ASSEDIC) au prétexte de « chasse aux fraudeurs »,
  • l'interconnexion des données individuelles entre les fichiers des sociétés d'intérim et ceux des ASSEDIC, pour « faciliter la gestion » des intérimaires qui font des passages constants par le chômage.
Tous les dispositifs mis en place permettent un tournant répressif à l'encontre des chômeurs, réputés a priori coupables, menteurs, fraudeurs.
Des objectifs chiffrés sont fixés, par exemple, par le Directeur du Travail et de l'Emploi de Seine-et-Marne. Les préfets veillent au grain : il faut que les décrets et circulaires soient appliqués sans état d'âme, que les personnels soient mobilisés dans ce sens ! Des coordinations de suivi, parfois assortis de notes (en Île de France notamment) « dynamisent » le tout.

Ce n'est pas de la cohésion sociale, mais de la coercition sociale ! Les principes du service public sont battus en brèche : privatisation rampante, transferts de missions, inégalité de traitement. L'écoute, le conseil, la formation qualifiante cèdent le pas devant les logiques marchandes et comptables, devant une politique de contrôle et de sanctions bien « dans l'air du temps ».
Et cela ne peut que rejaillir sur les personnels :
  • ceux de l'ASSEDIC devant rendre compte de la proportion (surtout si elle est réputée trop faible) de chômeurs signalés au DDTEFP après chaque convocation semestrielle ;
  • les agents de l'ANPE, comme ceux des DDTEFP, qui subissent les évaluations sauvages, les suivis des résultats obtenus - évaluation que l'UNAS CGT combat.
Tour à tour, il faudrait être flic et fliqué…

La résistance doit grandir, au quotidien, contre ces orientations !
Le service public n’a pas pour raison d’être de faire pression sur le chômeur pour le contraindre à accepter tout type d’emploi, aux conditions fixées par un objectif patronal essentiel : faire baisser le coût du travail. Sa référence est bien le droit au travail, rappelé dans le préambule des Constitutions de 1946 et 1958 !

6) Les maisons de l'emploi sont impérativement intégrées à la mise en place du Contrat de Transition Professionnelle (CTP), dispositif de chômage contractualisé assorti d'obligations et de contraintes, et qui est expérimenté dans 7 bassins d'emploi. A l'issue, le CTP devrait être étendu progressivement sur tout le territoire d'ici 2 ans. Après le CNE, le CPE, c’est une nouvelle attaque contre le CDI, comme contrat de travail de droit commun.
Cela dessine une nouvelle échéance, bien plus crédible que celle fixée initialement par Borloo : et chaque trimestre de nouvelles maisons de l'emploi sont labellisées, et les ouvertures réelles vont se précipiter.
Réelles, sauf si, comme l'avait prévu dès le début M. Larcher, certaines restent à l'état virtuel : élément de plus qui prouve que, fondamentalement, il s'agit d'organiser un service de moins en moins public de l'emploi, ce qui n'a rien à voir avec une quelconque mesure favorable aux chômeurs.
du vécu
Dans une maison de l'emploi récemment ouverte, le cahier des charges initialement arrêté par le Maire prévoyait les objectifs de
  • diminution de % des chômeurs de longue durée,
  • diminution de % des bénéficiaires des minima sociaux.
Certes, la version finale ne mentionne plus ces critères. Sont-ils réellement abandonnés? Rien n'est mois sûr !
Dans une maison de l'emploi en cours d'ouverture, le Maire a prévu que l'accès aux services serait régi par des quotas, en proportion des contributions financières de chaque commune de la communauté. Une certaine conception de l'égalité de traitement ! Et une matérialisation du désengagement de l'État.
Dans le projet d’une maison de l’emploi, l’agent ANPE, à raison de 430 entretiens par mois avec les chômeurs, devra aboutir en 36 mois à en placer dans l’emploi 90%… Placer ou éjecter ?

Paroles d'intérimaire
« Avant, le chômeur allait dans une agence d'intérim en disant : j'ai telle qualification, je recherche un emploi de tel type, qu'avez-vous à me proposer ?
Demain, l'agence d'intérim (affiliée à l'une des 5 grandes sociétés qui se partagent le marché), installée dans la maison de l'emploi, aura le fichier des demandeurs à sa disposition ; pour le besoin immédiat du patron, elle fouillera dedans, pêchera un chômeur, le convoquera pour l'envoyer en mission.
S'il refuse, il ne faudra pas aller loin pour le signaler à l'ASSEDIC : et ce sera la sanction, la radiation…
C'est la négation de la démarche volontaire du chômeur ! »


Et pour les agents ?

1) Une logique de démantèlement

Le plan de cohésion sociale prévoyait 15 000 employés, pour moitié mis à disposition (provenant de l'Agence Locale, de l'antenne ASSEDIC, de la Direction du Travail et de l'Emploi), pour moitié recrutés sur contrats de droit privé. Si le Contrat de Transition Professionnelle se confirme, il faudra y rajouter des employés de l'AFPA, qui gèrent le dispositif.
Bref, un transfert de certaines missions en direction de structures où cohabitent une quantité de statuts différents !
Dans ce cadre, ce sont les garanties statutaires collectives les plus fortes qui se trouvent engluées, phagocytées par les autres et remises en cause !
A ce titre, hormis les multiples problèmes du quotidien (qui est compétent en matière d'hygiène ? à qui demander la mise en place de mesures contre les effets de la canicule ? qui gère la carrière de l'agent confronté à une autorité bicéphale, le Maire ou le Directeur du service d'origine ?…), les fonctionnaires, les agents publics sous statut, voire les personnels sous convention collective ont du souci à se faire…

2) Des tendances autoritaires
Les fonctionnaires mis à disposition sont régis par une disposition explicite du statut général, qui prévoit que cette position est prononcée sur la demande de l'agent. Il en est de même dans le statut spécifique des agents ANPE.
Cette protection statutaire a permis à plus de 150 fonctionnaires des DDTEFP et des DDASS, qui auraient « naturellement » dû rejoindre les Maisons Départementales des Personnes Handicapées, de refuser leur transfert ; ce faisant, ils ne voulaient pas céder aux sirènes des directeurs, qui assuraient (de manière en partie fallacieuse : voir par exemple la réorganisation prévue dans un 2e temps dans le Rhône) que les contenus professionnels et les conditions de travail ne seraient pas modifiés.

Dans un autre domaine (création d'un Groupement d'Intérêt Économique entre les Directions des systèmes d'information de l'UNEDIC et de l'ANPE), le Directeur général de cette dernière, qui entend –dans un premier temps- mettre à disposition du GIE 300 informaticiens, a été explicite : à terme, la coexistence de plusieurs statuts ne se justifiera plus, un statut des personnels recrutés directement par la structure deviendra la référence, même si des agents mis à disposition pourront choisir de conserver, par exception, à titre personnel, leur statut d'origine.
C’est l'action syndicale, en premier lieu de l'UNAS CGT, qui a permis - en s’appuyant sur le statut - de résister aux pressions à tous les niveaux de la hiérarchie, et de contraindre l’ex secrétaire général du Ministère M. Rapoport à garantir le principe du volontariat. De plus, des agents mis à disposition souhaitent après une « expérimentation grandeur réelle » faire machine arrière ! Ils sont assurés du soutien de notre organisation syndicale.
Mais il faut savoir que le système des mises à disposition est en train d'être à la fois banalisé et « rationalisé » par la loi dite de modernisation de la Fonction Publique, en cours d'examen. Le gouvernement ira-t-il jusqu'à faire régresser les garanties statutaires en la matière ? Ce n'est pas l'envie qui lui manque, car il est acquis à l'axiome de la présidente du MEDEF : « La santé, l'amour sont précaires, pourquoi le travail ne le serait-il pas ? »…

En tout cas, tous les moyens sont bons :
  • essayer de s'appuyer sur les effets de sa propagande idéologique,
  • isoler les agents pour rendre les pressions plus efficaces,
  • jouer sur le registre du pouvoir du directeur en matière d'organisation du service,
  • faire miroiter des mesures d'accompagnement voire promotions… en espérant a minima que la garantie statutaire sera vidée de son sens et tombe d'elle-même, par oubli, par absence d'utilisation.

  • Mener résolument l'action avec les personnels
  • Construire le front syndical de l'ensemble des secteurs CGT concernés, y compris les chômeurs
  • Défendre bec et ongles les conquêtes statutaires
  • Développer la dénonciation sans concession des dispositifs que le gouvernement tente de mettre en place
Tel est le sens du combat jour après jour de l'UNAS CGT !


  • Abrogation de la loi Borloo et des décrets et textes qui en découlent
  • Arrêt des mesures pour l’emploi qui engraissent le patronat sans effet sur l’emploi
  • Retour aux missions fondamentales des DDTEFP, de l’ANPE et de l’Assurance Chômage
  • Indépendance totale par rapport au patronat, notamment des sociétés d’intérim et de placement
  • Pour le respect des droits des chômeurs : indemnisation de tous les D.E., arrêt des mesures répressives…
  • Pour la défense et l’amélioration du Droit du Travail.
  • Pour le contrat de travail à durée indéterminée comme contrat de droit commun.


UNAS CGT, composée de : CGT ANPE - ASS (ministère santé solidarités) - SETE (ministère du travail) - Centrale - InVS - INJA - INJS Paris - FASILD - OFDT - AFSSAPS - ANAEM - CLEISS - CNITATT - FIVA - Agence de Biomédecine
Par section CGT DRTEFP MidiPy - Publié dans : service public de l'emploi
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